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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:00

Il faut être toujours ivre, tout est là; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.


Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!


Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse. De vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

 

 

 

 

 

 


 

NOTE: L'honnêteté me contraint à mentionner que je ne suis pas l'auteure de ce texte, mais un petit qui débute. Charles Baudelaire de son prénom. (in Le spleen de Paris, 1869)

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Published by mlle-cassis - dans canal auditif
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commentaires

raph 24/09/2012 09:55


Toi, tu essaies de me rappeler d'aller acheter des bières !