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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 15:30

Vivre des années en femme libre. Libre, car libérée de l'oppression paternaliste de la société et du poids du cartable en cuir de vachette imposé à des milliards d'écoliers par les années quatre-vingts. Des kilos de livres et du dictionnaire de français à amener chaque mercredi pour le cours de Madame Beaud, tant pis pour toi s'il fait craquer les coutures à la longue, tu n'avais qu'à le mettre dans le panier du vélo.

 

Dès quinze ans, la besace en bandouillère et la chemise à carreaux autour de la taille. Mal au dos? Je m'en fous. Ces mains doivent être libres de leurs mouvements. Comme l'air, comme le vent, comme la rosée du matin qui emporte les songes aux confins du firmament. J'en ai besoin pour tenir   mes clopes et mes bières.

 

A vingt-cinq, le sac à main, à la main, j'ai plus de mains. L'air d'une dinde dans la rue parce que quand il est casé au creux du coude on dirait que je fais de grands doigts d'honneur au reste du monde (c'est un peu vrai mais ça reste plus discret). C'est pas mal mais c'est peu pratique. Au moins, j'ai un peu l'air d'une dame quand je cours sur les pavés avec mes chaussures à talons assorties.

 

Et puis un jour, rencontrer un grand type sémillant qui aime à fouetter la campagne les dimanches de soleil. Et les autres. Et parfois les samedis, aussi. Des kilomètres de randonnée aux pic-nics d'oeufs durs et de saucisses sèches, sur toutes les montagnes et dans toutes les forêts du pays.


 

 

 

 

Et adopter un sac à dos, pour pouvoir le suivre en courant un peu en lui tenant la main.

 


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Published by mlle-cassis - dans dos (la maison sur le)
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