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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:00

J’ai pleuré des fontaines et j’ai pleuré des rivières. J’ai pleuré souvent, j’ai pleuré fort. J’ai laissé mes larmes arroser le désert et déserter mon cœur. C’est pourtant comme si cette peine se nourrissait d’elle-même sans jamais s’épuiser.

 

Le vent se lève et les arbres se couchent, les flots roulent un bleu d’encre, les chats vous étouffent la nuit. Certaines choses sont données une fois pour toutes - ni contrepartie, ni indemnité. Elles construisent vos repères, inféodent votre univers. Et un jour ne sont plus là.

 

Comme une béquille, trouver quelque chose, quelqu’un pour remplacer. Ou se rendre compte qu’on est capable de marcher seul du premier coup.

 

C’est pourtant comme si cette peine se nourrissait d’elle-même sans jamais s’épuiser.

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Published by mlle-cassis - dans myocarde
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