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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 16:00

Hors donc, quand j'étais enfant j’avais des parents hippies*. Qui nous emmenaient tous les étés faire la tournée des hot spots baba-cool du Sud de la France (la température y est quand un peu plus suitable pour se promener tout nu que par nos contrées lacustres). Où il était plus que banal de croiser des gens se doucher en groupe dans des sanitaires sans porte, cuisiner le quinoa germé à la cuisine communautaire, s’essayer au yoga tantrique avec pénétration d’organes au bord de la piscine ou s’efforcer de retrouver leur cri primal en pleine après-midi dans le hot-tub.

Tout cela est raconté avec force mise en scène dramatique dans les « Particules élémentaires » du glauque Houellebecq, aussi vous ne m’en voudrez pas que je me non-étende sur le sujet. 

Non.

Parce que ce qui est marrant, c’est de s’imaginer, quinze ou vingt ans plus tard, quand tous vos vieux souvenirs sont enfouis depuis longtemps au dernier sous-sol de la mémoire la moins performante du monde (la vôtre) (enfin, la mienne), que pof au détour d’un verre au Festival de la Cité, vous vous rendez compte que vous avez trop trop passé toutes vos vacances au même endroit que cette nana, mais oui celle que vous connaissez des internets et avec qui vous buvez des verres IRL depuis, genre, six mois. Et qu’elle connaît TOUS les gens de quand vous y étiez aussi. Même les vieux. Moustachus. Ventrus. Dégueus. Avec un cache-sexe minuscule. Qui se tapaient toutes les nanas. Et du petit-fils duquel vous étiez amoureuse, disons vers les douze ans environ.

 

 

 

Mais l'anecdote serait un peu prématurément tarie si les gros dés du gros Dédé (c'est qui Dédé?) n'avaient pas cette capacité à rouler, rouler, rouler toujours plus loin.

Et en avant!

 

 

 

Ma mère en revenant de vacances hier m'appelle pour me prévenir que le petit-fils du vieux dégueu, tout à son souvenir impérissable de ses jeunes années, serait bien content que je lui envoie un e-mail ou que je l’accepte dans mes contacts facebook. Et ce matin la charmante nana aux ongles multicolores me linke environ trente mille blogs, de tous les types qui ont fait notre adolescence. J’ai beau commencer à avoir pas mal traîné sur les internets, mais je ne peux m’enlever de la tête qu’en fait, la vie c’est un peu comme Google : t’as beau essayer d’effacer, il restera toujours une trace quelque part sur internet. ** 

 

 

 

 

 

 

* Enfin des hippies avec des relents d’origine bourgeoise, quand même un peu hein (oui parce que pieds nus dans les boutons d’or, oui - mais dans les boutons d’or du chalet à la montagne des parents hein !). Des aspirants hippies donc.

 

** J’suis obligée de mettre un lien, quand même.      -> ici

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22 juillet 2010 4 22 /07 /juillet /2010 11:00

Dans les temps d’overdose, je garde en mire le bonheur absolu de ces trois ou quatre jours il y a quelques automnes où j'ai pu enfin, bien malgré moi, m’arrêter et lire un gros pavé. En continu, malgré la fièvre, malgré les maux de tête, malgré les yeux qui se brouillent et la conscience qui t'embrouille.

  

Retour au travail ce matin. Les microbes me quittent, le rhume me lâche, le temps m'abandonne. Avec pour seul regret celui de n'avoir pu finir le roman génial commencé vendredi dernier au seuil de mon exil du monde.  

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 14:00

 

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Hors donc, ces derniers jours, j'étais malade. Mais malade malade hein!

 

La maladie qui te tire hors de ton corps, t'extrude de ta conscience et libère de rares accalmies où tu sombres dans le sommeil, hébété et sourd à toi-même. Amorphe, incapable de bouger. Les instants ne sont pas si nombreux où l'on connaît la béatitude de n'être qu'à soi.
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 17:00

Il est parfois de gros gros dossiers dont on n’imagine même pas voir le bout tellement ils nous submergent.

 

Avoir 30 ans en était un. Rien fait de spécial depuis cinq ans, j’avais envie un peu de marquer le coup. En faisant une grande fête avec plein de potes, un truc qui me ressemble et qui change de l’ordinaire des fêtes de [mettre un âge ici] ans. A base de bonne nourriture et de coucher tôt, donc. Et en fêtant aussi à ma manière ces 30 années de vie en postant, pendant 30 jours, une chanson qui a marqué ma ‘tite vie à moi. C’était un chouette projet que d’avoir 30 ans !

 

Des gros projets, c’est aussi parfois l’associatif. Digérer qu’un jour ça a été ma vie (je te jure, un jour j’ai [failli] la gagner !) ; qu’ensuite j’ai dû faire des choix ; et que finalement cet engagement-là n’a plus rien à faire dans mon présent. Surtout pas le soir en rentrant du sport à 20h quand tu dois encore te faire à manger, ton ménage et ton admin du mois. Alors j’ai démissionné et préparé quatre jolis classeurs pour la relève… que j’ai refilés hier soir – bon débarras !

 

Et sinon, lundi j’ai enfin reçu le dernier papier du dossier « genou ». Près de deux ans après le choc initial, j’ai presque retrouvé mes jambes de 2008 et, n’était l’opération de ce printemps qui m’empêche pour un dernier été de mettre des jupes trop courtes, je suis sur le point de boucler le cas, d’étiquetter le dossier et de l’archiver quelque part à la cave. Ou pourquoi pas carrément le jeter ?

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 09:00

Or donc depuis l’automne j’ai enfin, comme une grande, acquis le droit à un boulot. Alors bon des boulots j’en ai déjà eu des tas, plus ou moins intéressants, plus ou moins fixes, plus ou moins bien payés. Celui-là cumule plein plein d’avantages sur lesquels personne ne s’offusquera que je me non-étende. Une question, pourtant, me hante pendant les interminables soirées d’hiver : mais bor*** qu’est-ce qu’elle foutait la-nana-avant-moi ?

 

Parce que bon, déjà, on peut compter sur les doigts d’une main chaque semaine les matins où j’arrive en me demandant comment je vais m’occuper aujourd’hui, la liste des « à commencer »,  « à suivre » et « à régler » se limitant à peu près à relever mes mails une fois de temps en temps. Cela laisse à conclure qu’il me reste environ 7h50 par jour pour m’occuper de la garde-robe d’un poney virtuel. Mais non.

 

Mes temps morts je les passe à ranger des bidules. Ou, plus classe, en anglais, je fais du filing. Et je vous jure, je vous promets, sur la tête de mon avatar, sur ma paire de chaussures préférées, je te mens pas, du boulot il y en a. Déjà parce que bon, c’est vrai qu’il y a plein de paperasses à classer, tous les jours, tout le temps. Mais surtout, parce qu’il s’agit de faire, une fois pour toutes, tout ce qui, pendant les 18 mois de son contrat, n’a jamais été fait. Trier - pourquoi faire ? Jeter – à quoi bon ? Me fatiguer à chercher le pourquoi du comment ? Ohlala…

 

Et je me dis que la force d’inertie de cette pauvre fille devait vraiment, vraiment être colossale (ou alors elle engraissait son épargne-retraite en développant des persos sur Second Life). Ou alors elle devait vraiment y biter que dalle et ça c’est triste.

 

Parce que bon, c’est vrai que pour répondre au téléphone je suis pas très forte, mais alors vraiment pas tellement (sauf quand on parle une langue identifiable, mais c’est pas tous les jours). Mais pour comprendre des structures d’organisation complexes, chercher des solutions et utiliser un tout petit peu de logique, je suis pas trop trop mauvaise. Et ça tombe bien parce que c’est justement ce qu’on me demande…

 

 

 

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:00

huhu

 

 



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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 00:00

 

 


Encore des groupes allemands, ouhlala l'adiction se confirme!

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 00:01

 

 

 

 

2008, retour en terre africaine.

Janvier. Bamako, quartier Badala Bougou Est. Des milliers de guinguettes au bord de millions de kilomètres de routes de poussière rouge. Et partout, cette chanson d'Alpha. 

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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 20:00

2007 - je me rends bien compte - c'est terrible!

 

En 2007, je suis responsable de 2x 2 semaines de camps de vacances avec des trolls, sous tipis, à la montagne. 39 heures de boulot par jour sur environ, disons, deux mois sans jour de récup, ça vous achève une femme (je suis une femme). Mais le pire, c'est pas la météo exécrable, les moniteurs irresponsables ou les enfants incontrôlables. Le pire, c'est quand la chanson de l'été c'est ça: 

 

 

 

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 00:00

En 2006 on achève le tour du monde des continents avec un premier petit tour au Burkina, où, fait particulier, chaque chanson semble être conçue dans le but de faire faire des trucs débiles aux gens dans les soirées musicales. Oui parce que chaque chanson s'assortit de la chorégraphie ad hoc...


Je te laisse imaginer celle de la "danse de la moto" (dès 2mn45)... Vroum vroum vroum! 


 


 

 



NB 20 secondes au hasard donnent une assez bonne idée je pense du soulagement qui peut être le vôtre quand, responsable d'un groupe d'une vingtaine de jeunes suisses et burkinabés de 18 ans, vous vous rendez compte que, huhu, vous avez "oublié" la radio dans les locaux de l'assoc' partenaire à la capitale (vous n'y revenez, environ, que le dernier jour)...

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