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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 22:30
Imaginons. Imaginons un instant – mais ce n'est que pure fantaisie – laissons notre esprit dériver et s'emballer un peu ohlala il galope comme neige au soleil! Non sérieux. 
 
Imaginons que votre amoureux vienne demain soir souper chez vous. Pourquoi pas? Demain ce n'est que mardi, pas de raison qu'y ait pas des amoureux qui viennent souper chez vous un mardi. 

En plus vous êtes d'humeur joyeuse, festive, tralala. Et surtout persuadée qu'il vous croit (à tort! à tort!) piètre cuisinière. Du genre à se nourrir de tartines. Ou pire, de détenir contre leur volonté des légumes en phase avancée de décomposition dans votre frigo. 

Du coup vous vous dites tiens! j'ai que 2'000 cadeaux à emballer pour un anniversaire mercredi et pis des tas de manucures à faire, si je lui cuisinais un truc? 

Alors les lasagnes dans le four (les lasagnes c'est facile hein, c'est juste le grand ménage de la cuisine derrière qui est un peu fastidieux), vous branchez comme une grande votre wi-fi pour récupérer la super recette de dessert sur les internets et tiens, non, pas de réseau. Et moi qui avais pensé à tout, même au kirsch et à m'envoyer le lien par e-mail juste pour être sûre... Bon ben on en est quitte pour recommencer le grand ménage de la cuisine en attendant que ça revienne (sauf que c'est déjà propre alors vous passez directement à l'étape bain, vous l'avez bien mérité) 

Et des heures plus tard, quand même, une lueur d'espoir, un sourire sur vos lèvres échevelées, la connexion revient. 

Alors oui le beurre est dur comme du caillou. Oui les amandes râpées sont pleines de mites. Oui vous mettez du jaune d'oeuf partout et ne savez plus où est le kirsch. Mais triomphez quand même de toutes les adversités (vous êtes super forte en lutte contre les adversités) (surtout dans une cuisine) (où y'en a plein). 

Minuit et demi. La suprise est au four. Et vous vous remettez de bon train au grand ménage de la cuisine (et si on en profitait pour laver les rideaux?)
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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 00:01
Some have chocolate

Others have Jesus

Some have Goudas

And we have Buffaloes... 

 
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:30
Le truc cool, c’est quand on bosse dans une entreprise (surtout après des mois de recherches). Non sérieux, c’est cool.
Mais le truc encore plus cool, en plus de bosser dans une entreprise, c’est d’être à un poste genre réceptionniste, portière ou encore distributrice à sourires et cafés.
Parce que (bien sûr vous faites plein d’autres trucs plus complexes de vos journées, genre répondre au téléphone avec moulti-polyglotisme, classer des factures et traiter du courrier – sans oublier programmer le lave-vaisselle, ce qui nécessite doigté, patience et quelques dons de voyance  -  mais quand même, être payée très cher pour aller ouvrir des portes à des gens et faire la queue à la poste c’est hyper la classe et avec toutes ces digressions on finit par être perdu quand même non ?) ça inclut que VOUS êtes la personne de référence pour chercher les visiteurs à la porte, indiquer les toilettes ou la boulangerie la plus proche (c’est dingue ce que ça peut rendre populaire après 4h de meeting).
Mais là où ça devient vraiment bien, c’est qu’en tant que déléguée courrier, c’est vous qui réceptionnez tous les paquets et autres recommandés. Soit chocolats et cadeaux de fin d’année. Et les cartes. Et qui les ouvrez. Et les distribuez. Et recevez les cris de joie comme si c’était votre faute.
Et du coup vous passez vos journées à ouvrir des cadeaux, manger du chocolat et rendre tout le monde heureux. Et arrivez au 31 décembre avec la sérénité de celui qui sait que son action, sa présence, son attention, aura rendu le monde - quand même - sacrément meilleur cette année. ***
 
 
*** En plus on vous paie pour ça. Et parfois on vous refile du vin. Si, si.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:00
Ouhlala! 

Dire qu'il y a une année (déjà!) vous périssiez d'ennui à tuer les journées à coups de 2h pour se préparer le matin, 1h de physio maison et quelques autres en ambulatoire (ahahah spéciale dédicace aux rigolos qui essayaient de vous faire ambuler!), facebook et youtube en boucle!

Ennui bien oublié puisqu'on vous force désormais, je dis bien "vous force", à courir dans tous les coins pour assouvir nécessités salariales, associatives et autres festivités pluri-familiales décembrières. Votre copine J* qui benoîtement vous invitait en début de semaine à une soirée "emballages de cadeaux" 3 jours plus tard vous en veut à mort d'avoir déjà booké toutes vos soirées jusqu'au réveillon et au-delà dès novembre alors que vous avez déjà 4 (quatre!) posts de retard sur le blog de votre amoureux et fait une croix d'avance sur la tradition pluri-quinquennale de fabrication de biscuits de Noël... Cette année vous arriverez juste 8h en retard au souper familial du 24, même en vous changeant dans le train au sortir du labeur, mais au moins l'assurance-maladie 2010 est payée. 


Et pourtant vous êtes organisée. Vos cadeaux sont commandés sur internet depuis 2 semaines, les décos illuminent votre intérieur et vous avez déjà joui de votre week-end romantique au Tessin. Même le sapin chez la marraine est harnaché et le chat subit son vaccin annuel demain. Pourtant comme une vague impression de course. La preuve, c'est au moment de publier un post écrit 3 jours (à peine) plus tôt que vous vous rendez compte qu'un mois a passé depuis le foggy friday et que c'est pas comme si vous en aviez pas déjà 18'000 autres, hein, de projets. Dont certains qui datent d'un an - mais oui la fameuse époque où j'avais que ça à faire et pourtant toujours pas le temps. 

Au moins les cartes de voeux sont déjà parties. Et certaines arrivées.  
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 18:00
L'année a tourné. Incontestable. Finies jupettes et lunettes de soleil estivales, on est vraiment en novembre. Les décos dans la rue, les petites dames élégantes en épais manteaux. Le brouillard. 
Ce soir, foggy friday oblige – well ladies if you've nothing else urgent to do, please feel free to leave. 
Alors bon je parcours l'anomie parkinguière de mon way home quelque part à mi-chemin entre l'ombre et la lumière. Mais oui! A 17h15 il fait encore presque jour, à 17h30 complètement nuit. Enfin presque. Pas tout à fait. 
Car ma ville est ainsi conçue pour qu'à 17h26 très précises un vendredi 20 novembre, il fasse nuit au nord et encore un peu jour au sud. La promesse d'un frimas imminent d'un côté, la perspective d'un apéro en terrasse avec des amis les doigts de pied en l'air de l'autre. Ils auraient déplacé la Pontaise à Ouchy? Improbable. 
Improbable comme le badeau badant par là qui finit par interroger le réel. Les fenêtres illuminées, de la rue, comme un théâtre ouvert sur l'univers intime de côtoyeurs anonymes. Renversement de l'axiome regardant-regardé, mise en abyme de l'univers intérieur, tout ça. Et foggy friday oblige, des fantômes luminescents qui contournent de pédestres ombres. 



L'an passé à la même heure j'onirisais en apesanteur, princesse otage d'un château aquatique. J'avais oublié le réconfort des lumières de l'avent, un peu avant l'heure, quand la nuit s'abat sur la ville. L'excitation de tant de fêtes bientôt, l'odeur des épices et des mandarines, les marrons bien au chaud dans la poche. Divagation romanesque entre deux songes, pour le reste j'ai oublié. 
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:15

Oui bon alors de deux choses l'une et qu'on arrête cette mascarade. L'hiver il fait froid. Il fait nuit quand tu te lèves, il fait nuit quand tu te couches, il fait nuit tout le temps. Dans la rue tu ressembles à rien avec tes habits d'eskimo. Tu as envie de passer tes journées sous ton duvet avec un chocolat chaud et un bain – puis tu te rappelles que pour prendre un bain il faut d'abord se déhabiller et là c'est juste plus possible et en plus pendant ce temps ton chocolat refroidit. Et en plus des fois tu tombes balade et tout le monde a peur que tu leur refiles une x-ième grippe de basse-cour.
 

Non vraiment, si Dieu existait et qu'il aimait l'homme comme son fils, il aurait quand même trouvé un truc contre l'hiver. Les vacances d'été perpétuelles par exemple.
 

Ou alors les cassages de jambe aux premiers frimas qui t'empêchent de mettre le nez dehors jusqu'en avril. Sauf que ça ça existe déjà. Mais avec la manie qu'on les gens de toujours se plaindre de l'augmentation des primes d'assurance-maladie, ça m'étonnerait que ça passe en votation populaire. 
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 17:11
Des semaines d'amnésie et la boucle est bouclée. L'automne en une bise et novembre déjà. 
Un an de passé. C'est l'hiver. Tourbillons engouffrés dans le cou, amas de feuilles embusquant la glissade. Atmosphère qui pique le visage. On respirerait du sel pour autant qu'en bord de mer. 
Mais ce n'est pas l'antiseptique aseptisée d'un 14e étage!
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 20:00

Parfois le dimanche soir m'envahit comme une grosse boule à l'estomac. Comme la fin du temps à soi, ouverture sur un demain effrayant d'inconnues. Retour en prise directe sur les soucis de la semaine à venir. Comme une veille de rentrée des classes perpétuelle. Comme si lundi matin signait la fin de ma vie. De ma vie. De moi. La semaine entière ne m'appartient plus. Elle n'est que succession d'obligations. De préparation en cas de.

En cas de quoi? Demain n'est jamais ce qu'hier je préparais. Course perpétuelle vers un futur qui n'est jamais ce que l'on attendait. Impression de devoir se plier à ce que d'autres ont voulu pour moi. D'avoir toujours un temps de retard pour décider vraiment. De m'acculer à des choix impossibles, puisque déjà devant le fait accompli.

La course à la suite est épuisante. Toujours être à la hauteur, toujours être la meilleure. Ne jamais se tromper. Perdre du temps n'est pas une option. Calculer sans cesse des ratios d'efficience. Et décider finalement que c'est moi qui pose les règles.

Quand l'automne avale des kilomètres de forêts et de champs roussis. Quand j'ai peur qu'il fasse déjà nuit, que je rentre et qu'il pleuve. Que ce soir encore soit la fin de ma vie. Et que je n'ai même pas eu le temps de vivre tout ce qui m'attend. 
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 20:00

Vingt heures, temps des encore possibles. A courir partout sans cesse on en oublierait de regarder la lune. Qui luit, qui bruit. Compagne silencieuse des soirs d'hiver et des nuits d'insomnie. Si j'avais un chien bien sûr je la tutoierais chaque soir. Mais à défaut je m'invente une sortie à la boîte aux lettres pour profiter, un instant, de la quiétude du soir qui tombe.

Fracas du train, cliquetis de l'arrosage automatique, au loin le tigre d'un moteur. Odeur de pipe au détour d'un immeuble. Bonjour Monsieur qui fume sur ta terrasse, ça va bien ce soir?

Un ballon chtonke et rechtonke – tiens c'est l'heure du foot sur la place de jeux...

Ronron du chapute du quartier au détour d'un muret, salut voisin c'est à cette heure que tu rentres? Tu fais bien de mater la voisine sur sa terrasse, elle est plutôt jolie.

Dix petites marches et je reviens au nid. Lessive qui sèche, chat qui miaule. Portable qui m'attend à la cuisine, brûlant de travailler toute une nuit. On a beau dire, le soir c'est quand même mieux dans la rue.  

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:00
Les vacances et les nouveaux boulots ont une chose en commun: cette sorte de capacité phénoménale à vous faire faire du tri dans vos garderobes (et à ne vous laisser pour tout vêtement qu'un petit t-shirt et une jolie culotte). Le reste de l'année vous courez après vos fringues comme un footballeur après son ballon (c'est une image, hein - un footballeur ne dératerait jamais sur la pelouse en talons et sous-vêtements). 

Du coup, aux changements de saison c'est la grosse galère. Parce que déjà l'an passé vous avez eu froid tout l'hiver dans vos t-shirts d'été, déprimé tout l'été parce que vous n'aviez pas une seule jupe à vous mettre et carrément refusé de sortir au printemps pour cause de garde-robe d'enterrement (mais POURQUOI TOUTES MES FRINGUES SONT-ELLE NOIRES??!!!). Ce coup-ci vous n'allez pas vous laisser faire. 

Par chance, vous avez un amoureux merveilleux dont, entre autres qualités inestimables, le canton ne partage pas les mêmes jours fériés que vous. Vous voilà contrainte, contre votre gré (euh...), de partir à l'assaut du centre-ville! 

Quelque part entre exaltation et consternation (alors oui comment dire - la mode teletubbies c'est quand même un peu spécial au premier abord) (mais on s'y fait), vous êtes finalement assez sage et vous en tirez avec seulement 14 sacs de nouvelles fringues. Et A PEINE deux paires de chaussures. En gros, les mêmes, mais pas la couleur – mais ouiiiii ça change tout! – comment ça si je peux marcher avec???
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