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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 10:00

J'ai un rapport particulier aux cerises depuis toute petite. La preuve? Je suis née pile à l'heure de la récolte, pour n'avoir pas une minute à perdre avant de me rouler dedans. 

 

 

 

Il y avait dans le jardin de mes grands-parents des kilomètres carrés de pelouse et des hectomètres de rosiers, mais il n'y avait qu'un seul arbre fruitier. Quand venait l'été, on sortait l'échelle et on aidait de notre mieux les adultes qui grimpaient dessus pour cueillir les fruits. On finissait en général avec un joli maquillage noir bigarreau et un bon mal de ventre. 

 

Et puis on a grandi. Moi, pas tellement. C'était plutôt intérieur. Mais c'était tout comme. J'habitais plus loin, j'avais toujours des machins: je ne venais plus tellement au jardin. Et puis la saison des cerises c'est si court. 

 

L'arbre de son côté a vieilli. 

 

La dernière fois qu'il a fleuri, c'était il y a quatre ans. Cette année-là, je me rappelle, j'ai passé un après-midi entier à regarder ma grand-mère se pendre aux branches pour aider à la récolte. Le soir je suis rentrée chez moi avec des kilos de fruits, dont j'ai fait des litres de confiture. Il y avait du jus dans toute ma cuisine. Du jus noir, comme le sang d'un meurtre crapuleux. C'était rigolo (mais un peu pénible à nettoyer). 

 

Depuis, trois étés se sont succédé. L'arbre n'a plus jamais donné un fruit. Et cet hiver ma grand-mère à son tour s'en est allée. Elle aurait eu nonante-cinq ans aujourd'hui. 

 

 

 

 

#back2blog 5/10

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 10:00

La ciboulette, c'est super chouette. 

 

Déjà, quand tu la plantes une fois, elle repousse sans que tu n'aies rien à faire, au même endroit, l'année suivante. Pour peu que tu aies un grand jardin et un sol qui s'y prête, tu te retrouves quelques années plus tard avec une petite jungle de ciboulette sauvage qui t'arrive à mi-mollet. Ne rigole pas, c'était le cas chez mon parrain et marraine. Même que j'y ai passé des après-midis entiers à en faire des petites huttes pour mes playmobils. (recette ci-dessous)

 

Mais ce que je préfère dans la ciboulette, c'est encore ses fleurs. Ces gros pompons violets au bout de cette petite tige ridicule sont une vraie ode à l'autodérision, ne dis pas le contraire. Et puis c'est super joli dans une jardinière. Je ne dis même pas comment ça donne quand c'est en rangées au milieu d'un parc.

 

 

 

 

 

#back2blog 4/10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BONUS!

recette des huttes pour playmobils en ciboulette super chouette

 

  1. Empoigner avec votre main préférée une grosse touffe de ciboulette
  2.  
  3. Dégager délicatement de quoi faire l'entrée de la hutte et couper à raz
  4. Nouer ce qui reste de la touffe avec un brin de ciboulette
  5. Dégager l'intérieur de la hutte
  6. Pour plus de confort, couper les brins de ciboulette dégagés aux points 2. et 4. en petits morceaux et les étaler sur le sol
  7. Installer vos playmobils
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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:00

Tu le savais, toi, que concombre et cornichon sont en réalité un même légume dont on a cultivé et développé les variétés pour en exacerber les différences? Et, incidemment, qu'on en trouve une recette de pickles sur wikipedia?

 

J'ai toujours préféré les concombres aux cornichons quand il s'agissait de vinaigre. Maintenant je me demande si à ce tarif la courgette n'est pas également un cornichon comme les autres.

 

En tout cas, en ce moment au marché à la ferme qui est près de chez moi, on peut acheter des concombrichons frais très mignons, vaguement amers, avec parfois encore un reste de fleur dessus. Il paraît aussi que ça pousse super sur un balcon. Qui est partant pour faire des conserves?

 


 

 


Tы молодец как соленый огурец. <- expression russe mystérieuse qui veut dire "Bravo!" (littéralement: "Tu es aussi super qu'un cornichon salé.")

 

 

 

 

 

#back2blog 3/10

 

 

 

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25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 10:00

La fraise, les industriels l'aiment à toutes les sauces. Savais-tu qu'il y a plus de cinquante arômes naturels dans une fraise fraîchement cueillie? Pour en imiter le goût, pourtant, on n'en synthétise que les huit ou dix plus importants. Et on complète avec un peu de colorant alimentaire pour la couleur. Pas étonnant que les yogourts à, les bavarois à, les laits à, les sirops à, les mousses à, les coulis à aient tous un goût dégueulasse aseptisé. 

 

La fraise est un fruit qui fâche (tout rouge!). Récoltée par des esclaves à l'ombre des usines en fleurs du sud de l'Espagne, elle est nourrie au sucre et au colorant pour être servie dans votre assiette en février comme si on était en juillet. 

 

Et pourtant. Quand l'été approche, que le soleil se fait carressant, que sur le marché les stands se remplissent de couleurs. C'est quand on l'attendu dix mois que le fruit est le meilleur.  

 

La fraise, je l'aime des bois. Je l'aime mara. Je l'aime de chez moi. Et non ça ne me fait pas peur de me lever plus tôt certains matins de juin pour aller la récolter de mes blanches mains directement dans le champ. 

 

Sept kilos cette année, bien lavés, équeutés, réduits en purée avec une goutte de jus de citron et une tombée de sucre et embouteillés au congélo pour des petits-déjeûners fruités, des apéros alcoolisés et des desserts glacés.

 

Rép à sa, la Migroop.

 

 

 

 

#back2blog 2/10

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 10:00

Le basilic, c'est fantastique. 

 

Le basilic, j'en plante quelques graines au printemps. Le temps qu'il devienne un grand et bel arbuston propre à être mangé, on est déjà presque en septembre. Alors il faut ruser. Mon dealer de fruits et légumes est mon meilleur ami et me fait un prix joli pour un grand frère à ma plantation maison dès que revient le temps des tomates. 

 

Parce que le basilic, c'est bon avec des tomates. Et de la mozzarelle. Et beaucoup, beaucoup de soleil. 

 

En sandwich entre deux tranches de pain, une pincée de sel et une tombée d'huile d'olive, il rend folles de plaisir mes papilles gustatives.

 

Il peut aussi accompagner une salade de fruits d'été, pour changer, quelque part à l'heure du goûter. Et pour le dessert, pourquoi pas, compléter un léger sorbet.  

 

Dire que certains n'en connaissent que le pesto!

 

 

 

 

#back2blog - 1/10

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 14:00

Chers amis, j'ai la joie et l'honneur de vous souhaiter la bienvenue en ce premier dimanche officiellement d'été de l'année. Pour célébrer cette fête incroyablement riche en réjouissances (c'est parce qu'il fait moche et froid qu'on va se laisser abattre), j'ai décidé de participer au "Back to Blogging challenge" organisé par Stephanie Booth

 

Ainsi, dès demain et pour 10 (dix) jours fleurira dans votre poste et sur cette même chaîne chaque matin aux alentours de dix heures un billet riche en vitamines et en couleurs. Mais attention à l'overdose si vous avez pris du retard au vidage d'agrégateur: comme le dit l'adage, pas plus de 5 par jour! 

 

Vous pouvez encore vous inscrire au challenge Back to Blogging, pour cela il suffit de vous manifester auprès de Stephanie (et/ou d'annoncer vos billets sur twitter avec le hashtag #back2blog). 

 

 

 

#back2blog

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 11:00

C'était il y a des millions d'années, un mardi je crois, après l'école. A peu près la même période de l'année qu'aujourd'hui. En tout cas il faisait beau, avec du soleil, et assez chaud pour se promener en t-shirt. Vers la fin de l'année scolaire. Il était peut-être midi. Je devais avoir treize ans, si mes souvenirs sont bons.

 

Il y avait une action sur les livres d'Agatha Christie à la Placette. CHF 6.50 l'un, ce n'est pas cher.

 

J'en avais acheté QUATRE. Je me rappelle le retour à la maison avec mes quatre bouquins dans la sacoche. C'était lourd, j'avais été inconséquente, mais c'était bon. Moi qui n'avais jamais possédé en propre que quelques rares romans reçus à Noël ou un anniversaire, acquérir quatre volumes d'un coup c'était être vraiment proche de la folie. Sans compter que ça représentait quand même deux mois d'argent de poche (ma maman me les avait malgré tout remboursés, non sans faire quelques difficultés).

 

C'est qu'à l'époque, j'étais déjà bien avancée dans mon projet "lire tous les Agatha Christie" (il y en a quand même plus de huitante volumes). Quand une copine m'avait confié qu'une de ses tantes les POSSEDAIT TOUS, il me les avait fallus. Plus tard, j'ai compté combien de temps me serait nécessaire avant d'y arriver. J'ai ressenti comme un froid. C'était trop long. Trop long. A quoi bon commencer, alors que l'intégrale était à disposition, quand je voulais, à dix minutes de chez moi, à la bibliothèque?

 

Pendant vingt ans, j'ai donc possédé quatre volumes des enquêtes de Miss Marple et Hercule Poirot, progressivement rejoints par quelques autres récupérés au hasard d'un déménagement, çà chez une tante défunte, là chez des grands-parents. Je ne les ai jamais relus. Et j'ai fini par les donner. 

 

Posséder des livres, c'est chouette si on y revient régulièrement. Si on peut les prêter, si on peut les laisser dans une maison de campagne pour les visiteurs. Mais si c'est pour qu'ils jaunissent progressivement au fond d'un grenier, même bien protégés par une fourre en plastique transparent, ils seront lourds à déménager et pénibles à épousseter. Ca ne m'intéresse pas. 

 

 

Surtout s'ils sont à disposition à dix minutes de chez soi, à la bibliothèque, en quantité illimitée.

 


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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 11:45

L'hiver avait traîné ses moonboots plus de cinq mois cette année-là, entre la première et la dernière chute de neige. Le printemps avait duré exactement quatre jours (les anciens se souviennent: entre le quinze et le dix-huit avril, regarde, j'ai fait des coches sur l'almanach), puis la pluie avait déferlé sur le monde en petits torrents agressifs et glaciaux, prouvant par l'exemple que le coup du déluge de quarante jours et quarante nuits c'est de la roupie de sansonnet finalement. 

 

 

Jusqu'à cet après-midi funeste où, plus de deux mois après la fin officielle de l'hiver (soixante-quatre jours, plus précisément), certains habitants de la ville la plus en pente du monde se réveillèrent de la sieste avec deux centimètres de neige dans le jardin. 


 

Douze heures moins le quart avant le mois de juin, et toujours pas le moindre signe d'amélioration. Ô Rose Licorne Invisible, laisse-nous grimper sur ton dos et galope au-delà de l'arc-en-ciel, là où le soleil brille et c'est toujours l'heure des grillades.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:00

Au pays des quokkas, le ciel est haut, l'océan sans fin. 

 

Les toilettes publiques gratuites, propres, partout, avec du savon, du papier et même, elles sentent bon. Parfois on t'offre du café, en plus.  

 

Les passages piéton font piou-pou-pou-pou-pou, c'est quand même plus festif que le grognon brrrrrrrrrrrr des jaunes zébrages de la ville la plus raide du monde. 

 

Le burger est aussie, avec de la betterave rouge ou THE LOT. La bière est ale et pâle. Le meat pie n'est pas mal non plus.

 

On conduit à gauche (je te dis pas les bouchons à l'entrée des ronds-points).

 

Dans les arbres, des petites boules de koalas endormis, nichées entre les branches comme des oeufs de Pâques.

 

 

 

image5.jpg

ceci n'est pas un koala

 

 

 

 

 

Et, au retour, un printemps pressé qui donne aux arbres nus des fleurs en une nuit. 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 11:30

Lecteur égaré des internets enchantés, tu connais déjà mon amour pour les livres audio (qui permettent de te culturer même quand tu n'as ni yeux ni mains de disponible), je ne te refais pas tout le topo


 

Par contre, j'en profite pour partager avec toi deux choses étonnantes que j'ai apprises cette semaine grâce à mon audio-lecture du Grand Meaulnes

 

  1. Le vrai nom de l'auteur n'en est pas Alain Fournier mais Henri-Alban Fournier. Et puis surtout, son pseudo s'écrit [Henri] Alain-Fournier, en un seul mot avec un trait d'union.
  2. D'après ce document, on ne prononce pas le nom du personnage principal Môlne mais Mône, contrairement à ce que croit le comédien qui a réalisé l'enregistrement de ma version, ainsi que pas mal de monde, on dirait.

 

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