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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 10:00

Ma ville!

 

Elle est vraiment formidable.


 

Certains (des jaloux) la disent petit village de pêcheurs qui se la pète. D'autres (des aigris) repère de drogués et de dealers. Moi je dis: la meilleure du monde. 

 

Parce qu'on y peut voir, en moins de quarante-cinq minutes de marche en descendant une colline, un promeneur de chien nourrir des moutons à la poignée, deux écureuils noirs soyeux et bondissants, des restes de brouillard fantomatiques s'attarder dans les arbres, des courgettes en fleur et des filles qui bronzent sans culotte dans les parcs du centre-ville. Et, devant la bibliothèque municipale, à vingt mètres d'une des principales ruches à deal de la ville, des jardinières où poussent des tomates. Oui, des tomates.

 

 

 

 


 

PICT1087.JPGla preuve par l'image: un magnifique plant de courgettes;

et personne (les innocents) qui ait osé/pensé se servir, alors que les fleurs se vendent au marché CHF 7.- les dix.

 

 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:00

Le matin, parfois, au lieu d'enfourcher un destrier à roulettes nonyme* ou de grimper dans un transport public bousculatoire mais rapide, il m'arrive de chausser mes baskets et de garer mon sac à main dans un sac à dos pour descendre à pied les trois kilomètres qui séparent ma maison du centre-ville, où je vends mes fesses temps au grand capital cinq jours par semaine. 


 

Et puis tantôt, le soir, à l'heure où les bistrots ferment, je remonte à pied. C'est tout aussi raide, légèrement plus pénible. Et surtout, la nuit, le chemin joli n'est pas très bien éclairé.  


 

Parce que dans les deux sens, la forêt et la pente accompagnent mes pas. Un ruisseau bruyant en contrebas, trois maisons colorées perdues dans le fouillis au détour d'un virage, deux carrefours ouverts aux automobiles et paf, me voilà arrivée. Trois kilomètre en pleine nature, en pleine ville. 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Mon scooter s'appelle Grizzli.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 16:30

Et si tu as envie que je t'envoie une carte postale moche, transmets-moi seulement ton adresse courrier via le formulaire de contact! (sur ta gauche, à pas loin du haut)

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27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 00:00

Il y a quelque temps, j'ai lu un livre troublant. 

 

Pas qu'il ait été incroyable de littérature, non. Des personnages stéréotypés, une écriture simple, agréablement lisible sans être incroyable.

 

L'histoire d'un ado qui disparaît et réapparaît trois ans plus tard. Sans raison, sans explication. Complètement amnésique. Complètement changé.

 

Au fur et à mesure du déroulement des pages, le sentiment d'étrangeté et d'incompréhension s'accroît, jusqu'au moment où le narrateur, son beau-père, se casse les dents sur l'évidence: le garçon réapparu n'est pas celui qui avait disparu.

 

Inspiré très largement de l'histoire de Frédéric Bourdin, imposteur en série qui usurpait les identités d'adolescents.

 

 

 

 

 

Un type que j'ai connu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"L'écho du doute", Rebecca Frayn, éd. Belfond, Paris, 2012 (trad. I. Chapman)

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 16:00

Parlons du don I

Parlons du don II: étude de cas 1

 

 

 

 

Prenons une autre action en cours en ce moment à Lausanne, où la Ville reverse depuis deux mille neuf au profit d'actions de solidarité en lien avec l'eau en Mauritanie un centime par mètre cube d'eau vendu à ses habitants. C'est bien. C'est même franchement super.

 

Depuis ce printemps et pour six mois, elle a lancé l'action "Lausanne Eau Solidaire", dont l'objectif est de faire connaître ces activités de solidarité et récolter des fonds additionnels. Au niveau opérationnel, cela consiste à s'associer avec des restaurants locaux pour proposer à leurs clients de commander une carafe d'eau du robinet à deux francs pour accompagner leur repas. Et au niveau de la communication, ça donne ceci:

 

eausolidaire.jpg  source: Ville de Lausanne, journée mondiale de l'eau 2012

 

 

Rien qui vous choque?

 

 

 


 


"Buvons une eau solidaire: la carafe à 2.- dans les restaurants lausannois": Je ne sais pas vous mais personnellement ça ne m'évoque absolument pas une récolte de fonds pour un projet de développement. Mais plutôt, en même temps et en total télescopage, à la fois la polémique autour de la gratuité (ou non) de l'eau du robinet dans les restaurants ET le scandale de la privatisation de l'eau au niveau mondial* & ** - deux aspects qui sont complètement évacués de la campagne.

 

 

A cela s'ajoute que, malgré le joli papillon reçu dans ma boîte aux lettres ce printemps pour présenter l'opération, il m'a fallu me renseigner directement sur place pour démêler si oui ou non je serais frappée  d'office par une sorte de taxe solidaire dans les restaurants concernés si l'envie me prenais de vouloir boire de l'eau du robinet (je ne vous dis rien, je vous laisse la surprise). 

 


 

 

Le projet est pourtant pas trop mal pensé. Opérationnellement relativement simple à mettre en oeuvre, il pèche néanmoins par son manque de transparence et de profondeur. Ça se joue à pas grand chose, mais avec une communication aussi calamiteuse, j'ai juste envie de leur dire: "désolé mais c'est raté, les gars".


 

epic fail

For some things, there's just no excuse.

(image empruntée ici)

 

 

 

 

 

Mise à jour du 19.01.12: Oh et tiens, en parlant d'action de solidarité et d'eau plus ou moins payante au bistrot, voir aussi cet article publié le 18.07.12 par le journal canadien LaPresse. 

 

 

 

 

 

* Dont ceci n'est qu'un aspect.

** Sans parler du visuel de l'affiche, qui suggère explicitement que seul le continent africain (mais dans son gros ensemble) est concerné par les problèmes d'accès à l'eau. Alors que les projets soutenus ici ne le sont en fait que dans un pays précis, la Mauritanie. Fail.

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 17:00

Parlons du don I

Parlons du don III

 

 

 

 

Pour ce qui est des campagnes de récolte de fonds, j'aime bien les actions qui travaillent sur un principe global (ou "la récolte de fonds qui profite à tout le monde"). Prenons un exemple. 

 

Depuis le premier juin de cette année, le restaurant Holy Cow! propose le Burger Love, un sandwich dont la composition est tenue secrète jusqu'au moment où il arrive sous ton nez et change chaque semaine. D'après le descriptif online, il s'agit d'un burger inspiré d'une recette habituellement au menu, avec un twist qui le rend un peu exceptionnel. Il coûte le prix moyen d'un burger (CHF 14.90 pour le mien au poulet samedi dernier), dont CHF 2.- sont reversés à une association partenaire régionale, qui elle aussi change régulièrement.

 

Le nom pourri mis à part, j'aime beaucoup, beaucoup, beaucoup le principe. Le restaurant a du succès, offre une cuisine de qualité et n'a pas besoin de la caution "solidaire" que lui apporterait la collaboration (d'ailleurs, mis à part sur son profil facebook - et encore il faut chercher -, aucune mention n'est faite de l'association bénéficiaire de l'action: elle n'est pas utilisée pour se faire de la pub). La démarche s'inscrit simplement dans la continuité des valeurs de l'entreprise.

 

Pour le client, c'est la possibilité de goûter un nouveau burger chaque semaine. Les 2.- reversés ne sont même pas répercutés sur le prix du repas, ce qui est assez surprenant pour le souligner.

 

Et pour l'association bénéficiaire, c'est du cash qui rentre.

 

 

 

 

C'est simple, c'est propre, c'est efficace. J'aime.

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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 15:00

[disclaimer] Ceci est une réponse à cet article. Je n'aime pas faire des commentaires qui durent un roman, alors j'ai externalisé ici.

 

Parlons du don II

Parlons du don III

 

 

 

 

 

 

Je n'aime pas donner parce que je sens que c'est la chose à faire (obligation morale, matérielle, etc). J'aime donner parce que j'ai d'abord reçu: quand je reçois quelque chose de chouette, j'ai envie de rendre quelque chose de chouette. C'est presque physique. Je ne me sens pas bien si je ne peux pas.

 

Hier, par exemple, j'ai donné des sous à un accordéoniste. Parce que l'accordéon c'est tout de suite une ambiance de fête de village (j'aime bien). Mais surtout il jouait à merveille: toute la rue en était illuminée*.

 

 


 

Plus concrètement, si on parle de pratiques (je sens que c'est là qu'on veut en venir), voici:

 

- Je ne donne pas d'argent dans la rue (à part aux accordéonistes). Jamais. Je refuse de participer à un système qui fait que des gens en viennent à demander du pognon à des inconnus.

 

- Je donne ce qui ne me sert pas. Pas par gentillesse, mais parce que ça me fait de la place tout en étant utile à autrui. C'est relancer la donne de la répartition intergalactique, point barre.

 

- Quand j'offre un cadeau, j'aime bien donner un peu de moi avec. Entretenir le lien social, construire du sens, tout ça tout ça. Souvent je les fabrique moi-même, mes cadeaux, d'ailleurs. En bricolage, en recyclage. Je n'aime pas tellement acheter du tout fait, je préfère le sur-mesure à l'industriel. Et si j'achète, les conditions de production pèsent évidemment lourdement dans mon choix.

 

- J'aime bien offrir du périssable. Le plaisir que procure un cadeau reçu étant de toute façon à durée limitée, autant ne pas s'encombrer de bidules inutiles. J'offre souvent de la bouffe, donc.

 

- Je donne parfois de ma personne. Mais il faut quand même avouer que c'est devenu plus que rare depuis que mon temps appartient au grand capital cinq jours par semaine. Il y a quelques années, j'étais très impliquée au niveau associatif. J'ai participé à plusieurs projets, à toutes les étapes possibles et imaginables, sur deux ou trois continents. Cela me prenait beaucoup de temps, beaucoup d'énergie, m'apportait un enrichissement quotidien incroyable. Mais c'est fatiguant. Fatiguant parce que ça implique un engagement total et un questionnement sans fin. Est-ce que je fais juste? Est-ce que ce que je fais bien? Est-ce qu'au lieu d'être moteur de changement, je ne suis pas en train de contribuer à renforcer les raisons pour lesquelles la situation est ainsi? Et bli, et bla, et blablabla. 

 

- Pour ce qui est de "donner pour sauver le monde", je crois sincèrement qu'à moins de posséder un talent particulier et d'être prêt à le mettre à disposition sans réserve, il vaut mieux laisser les professionnels faire leur travail. Ils sont formés dans ce but et possèdent les réseaux qui leur permettent de travailler de façon un tout petit peu plus professionnelle que toi et tes trois potes dans ton coin. Vraiment. Ce qui manque, souvent, c'est le pognon. Pas tant pour les projets de terrain (en Suisse, les projets de développement par exemple sont soutenus et financés par différents organismes régionaux et nationaux) que pour les conditions méta qui font que ces projets peuvent être mis en oeuvre (les photocopies et l'électricité dans les bureaux des ONG en question, par exemple, ce sont tes dons non-affectés qui les paient, petit scarabée). Bref, donner son fric pour payer des gens dont c'est le travail est parfois encore la chose la plus sage à faire.

 

- Et parfois il est possible de combiner le tout! A Noël par exemple, j'ai bien kiffé offrir des canards et des nains de jardin en papier à la ronde.

 

Voili.  

 

Et toi?

 

 


 

 

 


 

*J'ai par contre failli aller rechercher mon pognon quand il a attaqué "Mon amant de St-Jean", mais c'est une autre histoire.

 

 

 


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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 12:00

J'aime l'odeur des poubelles du restaurant japonais au-dessus du bureau. Elles me rappellent le marché aux poissons de Saint-Louis (Sénégal). 

 

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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 12:40

Y'a un type.

 

 

Il me fait PEUR.

 

 

Il est grand, black, imperturbable. Et j'arrête pas de tomber sur lui, sur plusieurs continents.

 

 

La première fois, en deux mille six, au retour de mon premier voyage au Burkina Faso. Au moment de sortir de l'avion pour le changement à Tripoli (Lybie), je lui suis rentrée dedans en reculant pour laisser passer quelqu'un. J'ai cru qu'il me foudroyait de ses yeux*. Probablement qu'il me jetait juste une ou deux petites malédictions de son cru (avec ses habits traditionnels il avait bien une tête de type qui a un don chelou).

 

 

Grand (du genre très grand). Black (le regard)(et le type). Imperturbable  (malgré ses habits traditionnels rigolos).

 

 

La deuxième fois, dix-huit mois plus tard, un vingt-cinq décembre, à la sortie de l'aéroport de Ouagadougou (Burkina Faso). Il venait chercher sa copine, avec qui je venais de passer trois heures au coude à coude dans l'avion. Grand (toujours en habit traditionnel). Black (vous ai-je parlé de ses dreadlocks?). Imperturbable  (malgré la cora dans son dos).

 

 

La troisième fois, au Festival cinémas d'Afrique, à l'automne deux mille huit. Et encore la semaine dernière. Deux fois. Toujours aussi grand. Toujours aussi black. Toujours aussi imperturbable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me demande s'il a un blog dans lequel il parle de cette fille toute petite, ridicule, qui n'arrête pas de lui rentrer dedans.

 

 

 

 

*Comme dans "foudroyer par la foudre" - mais avec les yeux. Pas "foudroyer du regard": il n'y a bien que dans les romans de gare qu'on utilise ce genre d'expression.


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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:00

Je ne suis pas libre. J'ai conserves, tu vois.

 

Conserves?

 

Oui. Conserves.

 

 

 


 

Je ne te cache pas qu'en ce vendredi matin je ne sais plus tout à fait ce qui m'a pris, mais au moment de l'inscription ça avait l'air super comme tout, ce cours. 

 

C'était, je me souviens*, le dix-sept janvier (un mardi). Je ne sais pas, le froid de l'hiver, les jours courts, le blues post-vacances de Noël, ça avait l'air d'être une super idée.

 

Ou alors la concurrence des collègues qui semblent passer leurs nuits à mariner des concombres et des champignons pour amener leur pots au matin et frimer devant tout le monde...

 


 

 

 

Bref, j'ai rendez-vous à dix-neuf heures avec environ trois pots d'un demi-litre chacun et mon destin, qui me paraît bien mal parti. Parce qu'un maître ès cuisinage qui commence une recette avec des environ dans les quantités m'a tout l'air d'être un drôle de gogo.

 

Mais j'irai coeur vaillant - parce qu'à coeur vaillant rien d'impossible, c'est bien connu. Et qu'en matière de conserves, je suis un peu vierge.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Et surtout c'est marqué sur le formulaire récapitulatif exhumé hier soir de ma boîte à chaussures dédiée aux papiers importants.

 

 

 

 

 

 

 

 

update du 23 juin: conserves réalisées:     

 

PICT0992.JPG

 

de gauche à droite: purée de pommes; haricots; ratatouille; début d'oignons confits (bonus de fin de niveau pour avoir fini trop tôt, qu'il reste encore à finir de confire: à peine quelques heures à feu très doux paraît-il)

 

Et comme on le voit, les quantités sont effectivement un peu aléatoires... Ah! Ah!

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