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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:00

Je viens d'écrire un long, très long brouillon en réponse à l'invitation d'Angie . Sauf que je n'ai pas du tout envie de le partager avec les internets mondiaux.

 

Je suis prude? J'ai des principes ringards? Non.

 

C'est juste que coucher à droite (ou à gauche, tes penchants t'appartiennent) quand tu as quelqu'un qui compte dans ta vie c'est comme le cul au hasard sans capote. C'est niet.

 

C'est donc sans surprise que j'obtiens un score de 0,5% de quotient d'infidélité à ce test distrayant du vendredi après-midi.

 

 

 

 

 

 

Comme je suis un peu vénale quand même, j'espère que je vais quand même recevoir un cadeau pour ma participation héroïque...

 

 

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 09:00
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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 15:00

J’ai pleuré des fontaines et j’ai pleuré des rivières. J’ai pleuré souvent, j’ai pleuré fort. J’ai laissé mes larmes arroser le désert et déserter mon cœur. C’est pourtant comme si cette peine se nourrissait d’elle-même sans jamais s’épuiser.

 

Le vent se lève et les arbres se couchent, les flots roulent un bleu d’encre, les chats vous étouffent la nuit. Certaines choses sont données une fois pour toutes - ni contrepartie, ni indemnité. Elles construisent vos repères, inféodent votre univers. Et un jour ne sont plus là.

 

Comme une béquille, trouver quelque chose, quelqu’un pour remplacer. Ou se rendre compte qu’on est capable de marcher seul du premier coup.

 

C’est pourtant comme si cette peine se nourrissait d’elle-même sans jamais s’épuiser.

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 12:00

J’ai toujours aimé les puzzles. Je ne m’en était simplement jamais rendu compte vraiment. Parce que si on y pense, quand même, dédier des soirées qui pourraient autrement être tellement mieux occupées, à assembler des petites pièces en vue d’un grand œuvre à tête de loup sur fond de pleine lune – ça n’a pas vraiment de sens. Tandis que tromper son ennui à chercher comment combiner au mieux des éléments épars c’est déjà nettement plus classe! Pour preuve, bien avant moi déjà, Sherlock Holmes, Miss Marple et l’accro du shopping (dans le célébrissime « l’accro du shopping assortit sa garde robe » notamment) en avaient déjà fait leur fond de commerce depuis belle lurette !

 

Alors je m’aligne. Je puzzlifie. Je vire les doublons, je crée des catégories, j’organise, j’ordrifie. J’aime trop peu perdre mon temps pour le passer à chercher des trucs (bordel c’est OÙ déjà ??). Et pis j’aime aussi bien les défis et résoudre des énigmes. Autant vous dire alors que mon boulot c’est juste la jouissance perpétuelle ! Je passe mon temps à organiser la paresse d’une prédécesseuse qui n’a visiblement pas fait souvent l’effort de lire les en-têtes de milliers de documents qu’elle a enfournés, au bol, dans des classeurs – mélangeant les fournisseurs, les contrats, les années, les originaux et les copies.

 

Et ma vie s’émaille de petites joies. La première fois où j’ai trouvé l’endroit du premier coup. La première fois où j’ai pu déchiffrer, toute seule comme une grande, un cyrillisme et identifier le truc. Quand, à force de récupérer, j’arrive à combiner un jeu complet de séparateurs pour classeurs (oui je sais mes joies sont simples). Quand je comprends un peu plus comment ça fonctionne, ce business. Et quand, enfin, le soir, je compte les centimètres de papier à débarrasser et que je me dis qu’un jour, oui un jour, je ne serai plus seule au monde à imprimer recto-verso et à trier mes déchets…

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 14:00

Amies filles, (amis garçons????),

 

Vous qui trépignez de ne pouvoir chevaucher le destrier à roulettes héros de ces colonnes (il est à la cave pour l’hiver). Vous qui avez toujours tellement faim que vous mangeriez des petits enfants (ou des livres, ou des navettes spatiales). Vous qui aimez beaucoup regarder des séries dans le poste, sans trop bouger et pendant des heures (parce qu’y a le chat sur vos genoux, pour une fois qu’il est pas caché sous le lit on va quand même pas le bousculer). Vous enfin qui vous liquéfiez d’avance à l’idée que dans 5 mois - par là - on est en juin et qu’il faudra bien quitter cette parka un jour, bonhomme Michelin va. Bref pour vous, oui pour vous ! cette semaine mlle-cassis s’est penchée sur l’épineux problème que voici:

 

Comment upgrader, nom d’une pipe à 1’000 ressorts, ce corps merveilleux et délicieux qui vous enchâsse?

 

A question qui pique, réponse qui râpe : Contrairement à toute attente, l’hiver est justement conçu pour vous sauver ! Des journées à soupirer sur votre télé au chocolat chaud sous le duvet, réjouissez et trépignez qu’il fasse froid, gris et glissant car c’est le meilleur moyen de faire du sport sans même s’en rendre compte. Florilège thématique et non exhaustif (les suggestions malignes sont admises dans les commentaires) :


1.    Le froid (il faut se réchauffer)

Pour les sportifs non-pratiquants, le grand point fort de l’hiver, c’est quand même qu’il fait froid. Alors évidemment vous passez quatre mois avec un look d’esquimau parce qu’il faut bien cumuler les couches. Mais d’un autre côté, une fois à l’air libre vous êtes obligé de marcher de façon (hyper) dynamique pour stimuler le chauffage central, écologique et gratuit de votre métabolisme. C’est tout bénéf’ question cardio !


 

2.    Le froid (bis)

Une fois au bureau, vous passez bien évidemment environ 2x4 heures quasiment sans bouger (plus si vous êtes un peu cyberdépendant et que vous prolongez le plaisir en soirée) en tapotant vaguement votre clavier de temps en temps. Le facteur vous sauve ! 3 étages à descendre et remonter chaque fois que vous commencez un peu à geler, ça vide l’esprit, stimule la circulation sanguine et vous prépare des fesses en béton pour l’été.


3.    Le froid (ter)

Loi fondamentale de la vie, vous avez décidé à un moment donné entre aujourd’hui et un autre jour de pratiquer régulièrement du (vrai) sport. Sauf que pour économiser des ronds, vous avez opté pour les sports universitaires, mais oui ceux qui se trouvent à des années-lumière de votre zone d’activité moyenne. Vous ne songeriez quand même pas, avec le temps qu’il fait, à y aller en vélomoteur !! Au lieu de vous lamenter, profitez du trajet en transports publics (30mn min. en bus, sans compter l’attente et les erreurs d’embarquement) pour relire les classiques de la littérature française.  Et réjouissez-vous du kilomètre restant à faire à pied car il vous permettra de ré-écouter des vieux trucs oubliés sur votre I-pod ! (combiner avec point 1 : « marcher vite » pour résultat optimal)


4.    La neige

Ah la neige… Sucre glace tombé des étoiles, Mère Noël qui secoue ses édredons ou pop-corn cuisiné par Dieu un soir gourmand, la neige est toujours un prétexte à la joie pour celui qui a le cœur pur. La neige vous empêche de rouler ? Profitez-en pour mettre des hauts talons. Sur le vergla-gla-gla, tenter de garder son équilibre vous permettra de développer des muscles insoupçonnés !

 

 

5.    Les sports d’hiver

Ouhlala pas le ski ! Surtout pas le snowboard ! Vous avez une plaque bionique dans le genou, tomber dessus n’est pas une option.

Par contre la piscine c’est monstre cool. Déjà parce qu’avec la bise personne d’autre n’irait se dénuder à moins d’être menacé de mort et encore. Ensuite glisser dans l’eau (un peu) artificiellement chauffée, c’est plutôt vraiment agréable (réminiscences utérines tout ça). Et surtout, question motivation, se révèle plus qu’efficace le spectacle de tous les [plus vieux que vous] adipeux, ramollis, poilus, libidineux etc… (marche aussi avec les pétasses de 16 ans qui minaudent au bord du bassin : ahahahah je me réjouis de ta gueule dans 30 ans toi !) 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:30
Le truc cool, c’est quand on bosse dans une entreprise (surtout après des mois de recherches). Non sérieux, c’est cool.
Mais le truc encore plus cool, en plus de bosser dans une entreprise, c’est d’être à un poste genre réceptionniste, portière ou encore distributrice à sourires et cafés.
Parce que (bien sûr vous faites plein d’autres trucs plus complexes de vos journées, genre répondre au téléphone avec moulti-polyglotisme, classer des factures et traiter du courrier – sans oublier programmer le lave-vaisselle, ce qui nécessite doigté, patience et quelques dons de voyance  -  mais quand même, être payée très cher pour aller ouvrir des portes à des gens et faire la queue à la poste c’est hyper la classe et avec toutes ces digressions on finit par être perdu quand même non ?) ça inclut que VOUS êtes la personne de référence pour chercher les visiteurs à la porte, indiquer les toilettes ou la boulangerie la plus proche (c’est dingue ce que ça peut rendre populaire après 4h de meeting).
Mais là où ça devient vraiment bien, c’est qu’en tant que déléguée courrier, c’est vous qui réceptionnez tous les paquets et autres recommandés. Soit chocolats et cadeaux de fin d’année. Et les cartes. Et qui les ouvrez. Et les distribuez. Et recevez les cris de joie comme si c’était votre faute.
Et du coup vous passez vos journées à ouvrir des cadeaux, manger du chocolat et rendre tout le monde heureux. Et arrivez au 31 décembre avec la sérénité de celui qui sait que son action, sa présence, son attention, aura rendu le monde - quand même - sacrément meilleur cette année. ***
 
 
*** En plus on vous paie pour ça. Et parfois on vous refile du vin. Si, si.
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:00
Les vacances et les nouveaux boulots ont une chose en commun: cette sorte de capacité phénoménale à vous faire faire du tri dans vos garderobes (et à ne vous laisser pour tout vêtement qu'un petit t-shirt et une jolie culotte). Le reste de l'année vous courez après vos fringues comme un footballeur après son ballon (c'est une image, hein - un footballeur ne dératerait jamais sur la pelouse en talons et sous-vêtements). 

Du coup, aux changements de saison c'est la grosse galère. Parce que déjà l'an passé vous avez eu froid tout l'hiver dans vos t-shirts d'été, déprimé tout l'été parce que vous n'aviez pas une seule jupe à vous mettre et carrément refusé de sortir au printemps pour cause de garde-robe d'enterrement (mais POURQUOI TOUTES MES FRINGUES SONT-ELLE NOIRES??!!!). Ce coup-ci vous n'allez pas vous laisser faire. 

Par chance, vous avez un amoureux merveilleux dont, entre autres qualités inestimables, le canton ne partage pas les mêmes jours fériés que vous. Vous voilà contrainte, contre votre gré (euh...), de partir à l'assaut du centre-ville! 

Quelque part entre exaltation et consternation (alors oui comment dire - la mode teletubbies c'est quand même un peu spécial au premier abord) (mais on s'y fait), vous êtes finalement assez sage et vous en tirez avec seulement 14 sacs de nouvelles fringues. Et A PEINE deux paires de chaussures. En gros, les mêmes, mais pas la couleur – mais ouiiiii ça change tout! – comment ça si je peux marcher avec???
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 23:00

Le mois de juin, c'est bien. Un peu parce qu'il y a mon anniversaire tout au bout mais pas seulement. Aussi parce que deux jours avant moi, c'est ma grand-maman.

 

Ma grand-maman, elle est TRES vieille. 91 ans cette année tu vois. Elle est très vieille et surtout elle est. Très. Cette femme qui en a vu bien des vertes et encore plus de pas mûres a traversé presque un siècle entier et est toujours là pour nous le raconter.

 

Ma grand-mère, quand j'étais petite, était bien plus que celle chez qui on va jouer le mercredi après-midi. Et qui nous fait des sablés, et aussi des gâteaux aux noisettes, toujours un peu brûlés. Ma grand-mère quand j'étais petite, elle était CONTEUSE! Et quand elle faisait des animations à la bibliothèque et que tous les gamins la regardaient hypnotisés, éperdus d'angoisse dans les aventures de Fillon-Fillette poursuivis par la bête à sept têtes (avec leur petite chienne Courtibette qui leur courait par derrière)... eh bin moi j'étais la plus fière, parce que c'était MA grand-maman, cette fée-là (et un peu jalouse aussi parce que je n'aimais pas tellement qu'elle partage avec des inconnus ces moments enchantoires au bord de mon lit pour l'histoire du soir avant de dormir).

 

Ma grand-mère, qui a vécu une vie entière de mots, ne les retrouve aujourd'hui qu'à grand peine quand je vais venir bonjour. Elle veut toujours me faire des ronds chocolat (bravo bravo pour anniversaire) et se désole sur son sable noir affreux affreux. Je n'aurai jamais son intuition pour tresser les mots qui font rêver, mais quand j'en invente un nouveau, quelque part il est un peu pour elle.

 

Ma grand-mère. Ma grand-mère qui sentait toujours ce parfum dégueulasse, si fort quand elle nous étouffait d'amour dans ses bras. Quand elle m'écrivait des lettres sans queue ni tête en camp de ski. Il m'a fallu vingt ans et peut-être l'âge de me cuiter à mon tour pour comprendre que son amour du martini n'avait rien à voir avec un caprice de coquette.

 

Ma grand-mère.

 

Ma grand-mère est aujourd'hui plus petite que moi et se suspend aux branches du cerisier pour m'aider à cueillir. 

 

Et oui ma grand-mère je l'aime. Et en juin chaque année me rappelle qu'avant moi, juste avant, il y a cette femme tellement forte, tellement frêle, un peu magique et si merveilleuse.  
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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 16:00
A toi mon frère, mon ami, mon amour
Toi qui as soufflé ma flamme noire
Tu es mon soleil, ma nuit, mon jour
Je ne veux plus que tu perdes espoir
Je promets, je serai toujours là
Je te soutiendrai quoiqu'il arrive
Dans tes haines, tes luttes et tes combats
Car je t'aime et je veux que tu vives
Pour moi tu as éteint l'ombre de la mort
Et tu as rallumé le soleil
Tu as inversé mon décor
Et tout autour tournent les abeilles


Je n'étais rien et te voici
Un petit elfe dans la nuit
Je n'étais rien et aujourd'hui
Je te dois tout ce que je suis
Mais le temps s'est écoulé
Les jours, les mois se sont succédé
Les vents de l'orage ont tourné
Et les rôles sont inversés
Je soufflerai ta flamme noire
Et je rallumerai le soleil
A mon tour je te donnerai l'espoir
Et tout autour tournent les abeilles 

(écrit pour D*, été 1997) 
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 20:00
Parce que je ne peux pas décemment utiliser deux fois de suite le même titre de post, je ne parlerai pas de notre rencontre. Un lundi de décembre et aujourd'hui pour la dernière fois. Espoir, désespoir, les souffrances du corps guérissent décidemment plus vite que les douleurs du coeur. L'orange sanguine éclaire toujours le bleu de l'océan. La stérilité a pour un temps cédé le pas au foisonnement. J'ai beau croire que j'effective plus et que j'affective moins. Ce soir je suis orpheline de toi.
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