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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 13:00

La neige a fondu ce matin, finis les skis et les patins

     True story.

C'est l'printemps

 

Ca f'sait longtemps qu'on l'attendait depuis quoi? oh à peine 3-4 mois, en trépignant

Même qu'on était un peu inquiets bof, tu sais, en Suisse on se fait pas trop d'illusions, hein: des fois l'hiver dure jusqu'en août

C'est l'printemps

     Enfin une bonne nouvelle!

 

Allez venez ma demoiselle, on va faire comme les hirondelles voler bas pour annoncer la pluie? ah non!

C'est l'printemps

 

On va danser joue contre joue et on aura plus froid du tout hihihihihihihihihihihi

 

[Pout pout pout pout pout pouuuuuut]

 

Y'a une saison qui s'fait la malle

Et l'autre qui s'ramène en sandales.

     Bon, par mesure de précaution attendez quand même encore un peu avant de sortir les robes de plage.

 

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 08:45

J'ai pleuré toute la nuit la perte de mon collier. Oh, un collier tout bête. Un pendentif, principalement. En forme de coeur, juste sa forme, comme dessinée d'un trait au crayon d'argent, et à l'intérieur duquel passe la chaînette. 

Je me l'étais offert, de moi à moi, quelques jours avant mon premier voyage avec mon amoureux il y a plus de six ans.  Je l'ai porté presque tous les jours depuis, hormis une période après la naissance de notre fils qui, à trois jours, avait découvert qu'il pouvait passer ses minuscules doigts dedans. J'avais peur qu'il se blesse. En passant ses minuscules doigts dans mon coeur. Oh la poésie facile. 

A l'origine il y avait de petites pierres incrustées à l'extérieur, une dizaine peut-être. Elles sont toutes tombées, les unes après les autres, laissant comme autant de petits cratères rappelant que ce qui est un jour peut ne plus l'être. C'est un autre style. Ca ne me dérange pas. Ce qui compte c'est que je pense aux deux hommes de ma vie chaque fois que je vois son reflet dans un miroir. 

Mais qu'il profite d'un week-end où et mon amoureux et mon fils sont loin de moi pour se faire la malle, ça c'était difficile à avaler. 

Je l'ai pleuré toute la nuit. Au matin il était au sol, à côté du portemanteau, où il était tombé en s'accrochant à mon foulard en rentrant hier soir. 

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4 juin 2015 4 04 /06 /juin /2015 12:00

Quelques menus plaisirs des premières chaudes journées d'été:

- faire la vaisselle à l'eau froide

- se nourrir d'une énorme salade avec des petites graines, accompagnée d'un sandwich au pain noir brie et pomme

- observer son fils de presque trois mois s'hypnotiser des ombres projetées par les feuilles des arbres sur le macadam

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 15:30

Automne, monotone, sanglots longs, violons, feuilles mortes et marrons. 

 

Quand j'étais petite, on passait souvent du temps chez mes grands-parents, en vacances et le week-end. Autant chez nous on restait plutôt dedans, autant chez eux on était tout le temps fourrés dehors. Pourquoi? Tout simplement parce qu'ils habitaient une immense maison entourée d'un énorme jardin avec une allée encadrée de marronniers et même un petit bois (mais si!).

 

En automne, on sortait les rateaux et ratisse que ratisse, on nettoyait tout ça proprement pour que les pluies d'octobre ne puissent pas faire pourrir les feuilles et englissader le chemin. Evidemment, c'est Grand-Papa qui se tapait surveillait le feu de joie pendant que nous prenions le goûter au chaud avec Grand-Maman une fois qu'on avait fini de jouer.

 

Mais plus encore que les tas de feuilles mortes dans lesquels se rouler, j'aimais à collectionner les marrons. Rond, brillant, le marron.

 

J'offrais mes trésors à ma grand-maman, qui s'en faisait des colliers qu'elle s'enroulait autour du cou et empilait au pied de son lit avec des petits cris de joie. C'est que les marrons c'est souverain pour les rhumatismes, paraît-il.

 

Quand la récolte avait été particulièrement bonne, Grand-Papa sortait ses outils et nous bricolait une ménagerie avec du fil de fer et des allumettes. Quand on a vidé leur maison il y a quelques siècles, je n'avais plus ratissé chez eux depuis au moins quinze ans mais certains de ces animaux végétaux étaient encore à leur place, sur l'étagère dans la chambre "des enfants". Avec leurs copains en pâte à sel, et ceux aussi en pâte à modeler.

 

Grand-Papa et Grand-Maman dorment ensemble au cimetière depuis quelque temps déjà, et pourtant chaque automne, quand revient la saison des marrons, je ne peux m'empêcher d'en glisser un ou deux dans ma poche, un peu malgré moi. Et regrette de ne plus avoir personne à qui les offrir.

 

Rond, brillant, le marron.

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 13:00

Au pays des quokkas, le ciel est haut, l'océan sans fin. 

 

Les toilettes publiques gratuites, propres, partout, avec du savon, du papier et même, elles sentent bon. Parfois on t'offre du café, en plus.  

 

Les passages piéton font piou-pou-pou-pou-pou, c'est quand même plus festif que le grognon brrrrrrrrrrrr des jaunes zébrages de la ville la plus raide du monde. 

 

Le burger est aussie, avec de la betterave rouge ou THE LOT. La bière est ale et pâle. Le meat pie n'est pas mal non plus.

 

On conduit à gauche (je te dis pas les bouchons à l'entrée des ronds-points).

 

Dans les arbres, des petites boules de koalas endormis, nichées entre les branches comme des oeufs de Pâques.

 

 

 

image5.jpg

ceci n'est pas un koala

 

 

 

 

 

Et, au retour, un printemps pressé qui donne aux arbres nus des fleurs en une nuit. 

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7 septembre 2012 5 07 /09 /septembre /2012 15:00

Le matin, parfois, au lieu d'enfourcher un destrier à roulettes nonyme* ou de grimper dans un transport public bousculatoire mais rapide, il m'arrive de chausser mes baskets et de garer mon sac à main dans un sac à dos pour descendre à pied les trois kilomètres qui séparent ma maison du centre-ville, où je vends mes fesses temps au grand capital cinq jours par semaine. 


 

Et puis tantôt, le soir, à l'heure où les bistrots ferment, je remonte à pied. C'est tout aussi raide, légèrement plus pénible. Et surtout, la nuit, le chemin joli n'est pas très bien éclairé.  


 

Parce que dans les deux sens, la forêt et la pente accompagnent mes pas. Un ruisseau bruyant en contrebas, trois maisons colorées perdues dans le fouillis au détour d'un virage, deux carrefours ouverts aux automobiles et paf, me voilà arrivée. Trois kilomètre en pleine nature, en pleine ville. 

 

 

 

 

 

 

 

 

* Mon scooter s'appelle Grizzli.

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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 09:30

Mon moment préféré, c'est le jeudi soir à vingt heures, quand je sors de mon cours de sport et que je parcours vite vite les cent mètres qui me séparent de la maison.

 

Maintenant qu'il fait cinq degrés le soir, les humeurs de l'alentours s'exhalent à nouveau. Oh! Pas encore des odeurs de printemps, mais des odeurs. C'est déjà ça.

 

 

 

Cheminée qui fume, terre mouillée, feuilles en décomposition.

 

 

 

 

Et vite vite franchir les cent mètres qui me séparent de la maison, où m'attend mon amoureux.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:00

Il y a des jours comme ça où ta seule envie, lancinante, c'est de te taper une bonne tranche de foie avec de la moutarde et des petits pois avant de plonger dans un bain bien chaud, avec bulles et bouquin. Envie somme toute assez légitime, quand depuis trois jours on t'annonce la fin du monde par congélation pour ce soir et que la moitié de tes amis imaginaires des internets te narguent depuis leur lit ("ouhlala ce que j'aimerais pas devoir sortir aujourd'hui, oh non, trop dur").

 

Sauf que c'est toujours en de telles conditions que les catastrophes arrivent. Comme le retour impromptu (vers seize heures) d'un pourcentage non négligeable de soeur partie une demi-année se former à l'autre bout du monde.

 

Alors tu te résouds à prendre un train pour le bled et à manger de la soupe en famille. Et te faire engueuler par le chat au retour parce que, quand même, c'est pas une heure pour donner les croquettes.

 

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 17:00

En ce début d'automne, j'ai bien envie de te dire, cher lecteur, la jouissance qui me parcourt quand je m'extirpe du bunker consacré au grand-capital, vers dix-huit heures du soir. A respirer l'odeur de la terre. A sentir la chaleur du soleil me réchauffer les os. A voir des gens étalés partout dans le parc comme aux premiers rayons de mars.

 

Certes, les pantalons d'été vivent leurs dernières heures hors de la boîte "à remiser pour l'hiver" et j'ai ce matin ajouté quelques centimètres à mes bas. Mais quand en septembre la vie en extérieur est plus douce qu'en juillet, on ne peut vraiment pas se plaindre.

 

 

 

 

Sur ce, j'ai une dodécalogie de R. R. Martin à me taper, qui devrait bien me tenir jusqu'au printemps.

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 16:00

Ami des internets mondiaux,

 

Je crois bien que je t'aimais mieux quand je ne te connaissais pas. Tu étais une espèce de magma inconsistant et flou, avalant et recrachant placidement l'avalanche de bordel qui t'était balancée chaque jour, et moi aussi je mâchouillais, et moi aussi je recrachais.

 

Je te racontais des histoires, des anecdotes vaguement enluminées, des aventures à peine inventées, ma vie en un peu plus allumée. On passait du bon temps, ce n'était pas bien grave.

 

Mais la vérité, l'ami, c'est qu'il n'y a aucune consistance derrière tout ça. Je veux dire, à force de faire semblant de n'être pas sérieux on ne sait plus l'être. Quand on passe son temps à mettre en scène à défaut de savoir comment être juste, on met en scène même sa vérité.

 

Et aujourd'hui tu fais chier.

 

Parce que je suis triste et que si tu ne vois que le mot tu seras triste avec moi. Et que si tu ne vois que les couleurs tu ne me croiras pas.

 

Je m'en fous, on n'a qu'à dire qu'on ne se connaît pas.

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