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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 00:01

(c'est mauvais pour la santé) 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 14:52

Je me suis toujours étonnée du rapport qu'ont certains par rapport à la lecture. Ceux qui ne lisent pas. Ceux qui ne lisent plus. Ceux qui ne lisent pas vraiment mais exposent zêlés et en quatre langues les volumes de toute leur scolarité. Ceux qui affichent fièrement une bibliothèque impressionnante, remplie d'ouvrages qu'ils n'ont jamais eu le temps de lire. Ceux qui dorment dans une mer de papier. Ceux qui ne possèdent que des BD et deux-trois livres de voyage. 

 

Je fais partie de ces derniers. Pas que je snobe le pavé, au contraire. Tout le contraire. Mais j'ai grandi avec une bibliothèque municipale en guise de salle de jeux. Et j'ai trop de respect pour le bouquin, cet outil merveilleux grâce auquel tu peux faire le tour du monde, changer d'époque et même d'espace-temps sans sortir de ton fauteuil ou ton bain, pour le laisser pourrir sur une étagère ou au fond d'une cave. Alors je n'achète pas, ou pas tellement. Pour offrir, principalement. 

 

L'an dernier, pour Noël, j'ai reçu un bon conséquent dans une librairie du centre-ville. Je me suis offert un chouette machin ("Guide de survie en territoire zombie", Max Brooks, 2003) et un manuel de vocabulaire russe. Le solde est parti en cadeaux à des copains, si je me rappelle bien. 

 

 

 

 

 

 

Mais je ne possède absolument aucun album de "Où est Charlie", pas même pour jouer avec une nièce d'un après-midi. 

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 15:20

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Voyez plutôt... (reçu du bureau kazakh)

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 11:00

Oui c'est vrai, Noël c'est un moment important. Parce qu'en ces jours de fin d'année où la nuit le dispute au froid et à l'humide, me devient presque physique le besoin de chaleur et de lumière. Et préparer une fête qui reprend à l'outrance ces éléments, à l'overkitsch, à l'écoeurement, bin ça fait du bien. 

 

Alors dès fin novembre je remonte mon carton "Noël" de la cave, celui qui contient les décos, les vieux calendriers de l'avent, les cartes de voeux des années précédentes et la réserve de "cadeaux d'urgence", et petit à petit je laisse les paillettes et le bling-bling coloniser mon intérieur. 

 

Oh! Pas d'un coup! Mais petit à petit, centimètre de guirlande après étalage de petits anges.

 

Et tout décembre s'écoule à préparer une fête, une seule - un peu futile peut-être, il y a tant d'autres choses à célébrer tout au long de l'année! Mais je m'en fous, ça me fait tellement plaisir d'en rajouter cinq mille couches. Et puis le soir, rentrer au milieu de la nuit (vers dix-huit heures trente) et voir à chaque coin de rue les concours entre voisins pour rendre les passants épileptiques...

 

Je prépare mes cadeaux, je les emballe soigneusement. Souvent même je bricole moi-même quelques petites décos. Je m'entraîne à de nouvelles recettes de biscuits. Je fractionne mes achats de matériel en plusieurs fois, je m'y prends à l'avance. Je sais bien qui et quoi sera en rupture de stock au dernier moment. 

 

Cette année, j'ai cinq jours de travail, quatre Noëls, autant d'anniversaires et un départ en retraite, tout ça entre le dix-sept et le vingt-cinq décembre. Et dix kilos de pâtisserie à préparer (quatre sortes de biscuits dont une expérimentale, une mousse au citron pour douze, un tiramisu aux framboises pour vingt).

 

Et ensuite trois jours de vacances. Vivement.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 09:14

Il y a quatre ans moins dix-neuf jours (un deux janvier), je me suis endormie dans un minibus de ligne quelque part entre Banfora et la frontière ivoirienne. Réveil en sursaut au moment où il sortait de la route, juste à temps pour le sentir braquer à gauche et le voir se coucher sur le flanc en tentant de regagner le goudron. Comprendre que mon voisin, assis à la fenêtre ouverte, côté sol, allait mourir le bras arraché.

 

Sauf que non.

 

C'est lui qui m'a éjectée du véhicule. Est retourné chercher mon sac dans l'épave menaçant d'exploser. Et moi qui me suis retrouvée au milieu de la route, couverte de sang, à me dire que merde, ces deux phalanges en moins à l'index gauche allaient être super chiantes à recoller au milieu de la brousse et que je devrais probablement me faire rapatrier (c'est quand même con quand on est parti pour six mois et qu'on est là que depuis une semaine). 

 

Des soeurs catholiques françaises nous ont donné un peu d'eau. Mais refusé de nous emmener au dispensaire (il ne fallait pas salir leur belle voiture). Alors on a partagé la remorque d'un camion de coton avec des ouvriers. Et attendu, longtemps. Là-bas comme ici, les urgences ça prend du temps.

 

Il fallait payer d'avance. Heureusement j'avais un peu de cash.

 

J'ai demandé à me laver les mains au savon avant de me faire examiner. L'infirmière avait l'air surprise. Elle n'était pas douce. J'ai eu vraiment mal quand elle m'a désinfecté. C'est que j'avais retrouvé mes phalanges entre temps, au milieu de la peau arrachée. 

 

Je n'ai pas pu me doucher seule ni m'habiller ce soir-là.

 

Deux jours plus tard, j'ai quand même décidé d'aller faire une radio. Aucune fracture, seulement la douleur. Cette fois on m'a prescrit des antibiotiques. J'avais un sacré trou, quand même.


A la pharmacie on m'a refilé un générique. C'étaient des médicaments pour soutenir le coeur. 

 

Par chance, je partais bénévoler dans une mission médicale à Bamako une semaine plus tard. Des dizaines d'enfants se sont suspendus à mes doigts mais les plaies ont fini par se fermer.

 

Et puis deux mois plus tard, dans un village dogon, un type qui avait le don a soigné "ma vilaine entorse". En me massant énergiquement avec du résidu d'huile de lampe à pétrole. Deux fois.

 

De retour en Suisse, en juillet, j'ai fini par consulter un médecin. Tendon sectionné. Opération en août. J'ai un plâtre sur toutes les photos d'un mariage dont je suis témoin (ça fait beaucoup de photos).

 

Fin septembre, je reprends ma guitare. Parce que cette chanson me trotte dans la tête depuis des jours et qu'il faut que je la joue pour l'en faire sortir. Douleur fulgurante au troisième accord (un la mineur, si ça te parle). Plus jamais je ne jouerai de guitare.

 

 

 

 

 

 

On ne se rend pas vraiment compte, quand on regarde mes mains. On ne voit rien, ou alors on croit que je me suis brûlée. Peut-être. Moi je sais que ce n'est pas parce que ça ne se voit pas que ce n'est pas là.

 

Dans dix-neuf jours ça fera quatre ans. Et depuis une semaine, quand je plie, j'ai mal. Comme ce jour-là sur ma guitare, en tentant le la mineur.


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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 12:30

Tu me connais depuis assez longtemps maintenant, lecteur gourmand des réseaux mondiaux partagés, pour savoir que je suis légèrement obsessionnelle et que quand je décide de mettre de l’ordre dans ma vie je fais les choses comme il faut sinon ça ne vaut même pas la peine comment veux-tu comment veux-tu.

 


Hors donc cet été j’ai décidé qu’il fallait quand même que, avec ma manie de compiler maniaquement tout ce qui a l’air sympa, je me mette enfin à tester toutes ces recettes grâce auxquelles je pourrai enfin aborder les repas canadiens avec un œil autre que celui de la peur viscérale de ne pas être à la hauteur. Et pas seulement les trois ou quatre mêmes biscuits que je cuisine en quantité industrielle chaque année aux environs du vingt décembre ! Mais tous les autres, et pis des gâteaux, et pis des tartes, et pis des mousses, et pis des crèmes (pas de salé parce que moi j’aime seulement pâtisser).

 


Et c’est comme ça qu’on se retrouve un vendredi après-midi avec des listes de courses plus longues que le plan de travail à base principalement d’œufs, de sucre, de farine et de graines de pavot.

 


Même que si tu veux que je t’en refile quelques uns, de ces biscuits, pour mettre plein de miettes sur ton clavier au bureau avec ton café de quinze heures, c’est très faisable. A la limite, même, ça m’arrange.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 16:38

Aujourd'hui, à seize heures trente-huit, folle activité au bureau:

 


 

Ion consultait le catalogue Vedia.

 

Macha planifiait ses déplacements du week-end.

 

Maroussia skypait (via webcam)(si, si).

 

Maria se faisait les ongles aux toilettes.

 

John fumait des clopes dehors.

 

Quant à Lydia, je ne sais pas.  

 

 

 

 

 

Et moi? Je révise mon russe. Ça occupe bien.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 20:00

Les amis, 

 

Il faut qu'on cause sérieusement. 

 

 

 

Cette année, Noël tombe un vingt-quatre décembre. Et un vingt-cinq. Et un vingt-six. Et probablement aussi une ou deux fois le week-end précédent. Sans compter l'anniversaire prévu le dix-sept. 

 

En toute connaissance de cause, j'ai donc décidé que cette année je serais prête, non à temps (on finit toujours par être prête à temps, en fin de compte et contre toute attente), mais un peu en avance, histoire de découvrir enfin à quoi ressemble la gueule du mois de décembre une fois sortie des queues sans fin*, des emballages cadeaux et des étiquetages sauvages de dernière minute dans le train qui t'emmène à la fête. 

 

J'ai donc décidé que mes cadeaux - oui, tous mes cadeaux (sauf les biscuits, 'faut pas charier non plus) - seraient conçus / achetés / emballés au premier décembre. Rien que ça.  


Et en bonne élève, ai commencé par constituer ma propre quicheliste** (wishlist pour les anglophones). On n'est jamais si bien servi que par soi-même. 


 

 

MichaelScott

* "That's what she said!" 


 

 

 

 

 

 

** Observateur que tu es, tu as déjà remarqué le petit bouton à ta gauche en-dessous du logo d' "Entendu à Lausanne". Il date d'aujourd'hui, eh oui! 

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:15

Il existe un endroit, lecteur-copain, le connais-tu?

 

Il est au centre-ville, ouvert été comme hiver, entièrement gratuit et silencieux. Et il est rempli de gens comme toi, qui aiment le silence et le gratuit. Et les LIVRES.

 

Tu y trouves des romans, des langues étrangères, de la Sci-Fi, des magazines de fille même, si c'est ton truc. Et puis des livres audio, que tu peux télécharger dans ton I-pod pour en faire de jolis colliers de mots à te passer autour du cou les matins où tu descends la colline pour aller au boulot. Il y fait chaud, il y a des toilettes propres, et tu peux même apporter ton propre bouquin pour les après-midi d'attente interminable. 

 

Seul désavantage, après dix-neuf heures les portes closent et laissent la place aux dealers.

 

 

 

Et le bubble tea y est interdit.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 17:00

En ce début d'automne, j'ai bien envie de te dire, cher lecteur, la jouissance qui me parcourt quand je m'extirpe du bunker consacré au grand-capital, vers dix-huit heures du soir. A respirer l'odeur de la terre. A sentir la chaleur du soleil me réchauffer les os. A voir des gens étalés partout dans le parc comme aux premiers rayons de mars.

 

Certes, les pantalons d'été vivent leurs dernières heures hors de la boîte "à remiser pour l'hiver" et j'ai ce matin ajouté quelques centimètres à mes bas. Mais quand en septembre la vie en extérieur est plus douce qu'en juillet, on ne peut vraiment pas se plaindre.

 

 

 

 

Sur ce, j'ai une dodécalogie de R. R. Martin à me taper, qui devrait bien me tenir jusqu'au printemps.

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