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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 15:15

Il existe un endroit, lecteur-copain, le connais-tu?

 

Il est au centre-ville, ouvert été comme hiver, entièrement gratuit et silencieux. Et il est rempli de gens comme toi, qui aiment le silence et le gratuit. Et les LIVRES.

 

Tu y trouves des romans, des langues étrangères, de la Sci-Fi, des magazines de fille même, si c'est ton truc. Et puis des livres audio, que tu peux télécharger dans ton I-pod pour en faire de jolis colliers de mots à te passer autour du cou les matins où tu descends la colline pour aller au boulot. Il y fait chaud, il y a des toilettes propres, et tu peux même apporter ton propre bouquin pour les après-midi d'attente interminable. 

 

Seul désavantage, après dix-neuf heures les portes closent et laissent la place aux dealers.

 

 

 

Et le bubble tea y est interdit.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 17:00

En ce début d'automne, j'ai bien envie de te dire, cher lecteur, la jouissance qui me parcourt quand je m'extirpe du bunker consacré au grand-capital, vers dix-huit heures du soir. A respirer l'odeur de la terre. A sentir la chaleur du soleil me réchauffer les os. A voir des gens étalés partout dans le parc comme aux premiers rayons de mars.

 

Certes, les pantalons d'été vivent leurs dernières heures hors de la boîte "à remiser pour l'hiver" et j'ai ce matin ajouté quelques centimètres à mes bas. Mais quand en septembre la vie en extérieur est plus douce qu'en juillet, on ne peut vraiment pas se plaindre.

 

 

 

 

Sur ce, j'ai une dodécalogie de R. R. Martin à me taper, qui devrait bien me tenir jusqu'au printemps.

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12 septembre 2011 1 12 /09 /septembre /2011 11:04

J'aime bien faire des listes. J'aime bien faire de l'ordre. J'aime quand c'est propre. Structuré. Logique. Equilibré. Organisé. Comme rempart au chaos du monde.

 

 

Rien que ça.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous comprendrez donc aisément que je ne suis pas une artiste: je n'ai pas le temps.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 16:00

J'aime pas l'août.

 

 

 


 

J'aime pas l'août.

 


 

C'est bientôt la rentrée, le retour de l'ennui. J'aime pas l'août parce qu'il me rend triste. C'est tous ces dimanches soir d'enfance, tu vois, quand on savait que la liberté s'arrêterait aux frontières de la nuit. Les pincements dans le ventre, les cahiers dans le cartable. Après deux mois d'apesanteur sans jamais y avoir concédé une pensée.


Et le regret indolent des premiers jours d'été, quand on exhibait la marque à vif des premiers coups de soleil sur sa peau de lait et - plus tard - les tampons des rêveries festivales. L'univers des possible se fracasse sur l'horizon des devoirs. J'aime pas l'août.



Ses cris vains, sa comédie.



La pièce a été jouée et rejouée cent fois depuis juin. Décolleté au bord de la crise de nerfs, bikini criard, gnards braillards. Au bord des piscines, le gazon mort depuis longtemps, asphyxié par le chlore et les pieds des dondons au vernis écaillé, englué dans la glace fondue et les frites grasses.



J'aime pas l'août et son écoeurante odeur de fruit trop mûr. Touffeur. Chaleur. Comme si l'air devenait solide. Changement de densité. Basculement de masse.



J'aime pas l'août qui annonce déjà le déclin, le début de la fin, la lente déchéance vers le froid de l'hiver. Le tic-tac du temps qui passe, paresseux, horloge à rebours de la joie en sursis.



J'aime pas l'août.



 

 





Par contre j'aime bien les pastèques. Et les melons. Et les fraises. Et les mirabelles. Et les mûres qui poussent sournoisement à l'ombre des murs.



Et les derniers jours de chaud. On se croirait en automne mais on peut encore tenter les manches courtes. Et les jours de pluie moite où même nu on transpire encore à ne rien faire.



Lire des millions de livres. Cultiver des milliards de taches de rousseur. Et revenir, enfin, conquérant et vainqueur, un peu en vrac, comme une fleur.

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 11:00

En parlant de thé, tiens bin l'autre jour par exemple, je me suis fait une petite concoction à base de thé de jasmin (probablement périmé depuis longtemps puisque ramené de mon Chinois préféré à Bruxelles en mars deux mille quatre), de réglisse, de jus de citron et de jus de grenade. Résultat un peu acide, mais rafraîchissant; un peu de sucre aurait été le bienvenu si ma religion ne me l'interdisait pas.

 

Sinon le thé du paradis est pas mal aussi. Evidemment, seul comme ça il n'est pas aussi bon qu'au Café Saint-Pierre mais comme je ne veux pas mourir du diabète, ah bin tiens hein bon. L'avantage, c'est que je peux me faire ma petite théière tranquille le soir pour avoir mon litron de thé froid prêt à être emporté au bureau au matin. Et qui si au bureau il fait froid, bin je peux stocker ma bouteille au frigo jusqu'au lendemain et me faire une petite tasse de thé chaud! Tada! 

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 15:00

Je suis une fille.

 

 

Une vraie fille. Du genre de celles qui ont des chaussures et des chats. 

 

 

Je suis une fille, et en tant que telle j'ai cette espèce de manie de toujours avoir besoin de ma maison dès que je mets le nez dehors. Mon bouquin, mon téléphone, ma bouteille d'eau, mes clés, mon agenda, mon goûter ma jaquette mes lunettes ma casquette mon écharpe une pièce de deux pour le caddie à la Migros des mouchoirs un stylo (parfois des chaussures de rechange pour si je dors dehors). 

 

 

Sauf que j'ai aussi cette coquetterie quelque peu superficielle et futile de souffrir du complexe de l'escargot. Pas tellement que j'avance lentement (je dépasse au pas de charge toutes les mémés dans la rue), mais que quitte à trimballer toute ma vie dans mon sac à main, autant que celui-ci soit joli et pas trop grand. 

 

 

Alors, la nuit, à l'heure où les braves ont depuis longtemps soufflé la chandelle pour se couler dans l'univers des rêves, je chausse courage et chaussons et j'attaque les placards pour traquer le beau devenu inutile, le doux devenu trop petit, l'incontournable devenu surnuméraire. 

 

 

Et j'élimine. Consciencieusement. Petit à petit. Bois des litres de tisane tasse à tasse. Brûle des bâtons d'encens pour enchanter les esprits. Prends des bains moussants à l'odeur différente chaque soir. Lis des millions de pages en plein de langues différentes (dont certaines que je ne parle pas, c'est pas grave j'en profite pour apprendre). Dessine des plans d'album photo. Me dis que quand même tout cela n'avance pas bien vite et que je ferais mieux de m'offrir un sac à main plus grand, en fait. 


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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 16:00

Hey!

 

 

Toi!

 

 

Tu le sais, que c'est mon anniversaire demain, non? (mais oui, l'an dernier j'avais fait un super compte à rebours existentiel, tu ne peux quand même pas avoir oublié)(non)(si)(bon tant pis)

 

 

Cette année, écoute, j'aimerais beaucoup que tu ne m'offres pas trop de random bidules. Tu sais, ces machins tout pourris qu'on achète sans vraiment y croire et qu'on offre en espérant très fort que le récepteur trouvera ça super quand même.

 

Parce que non. Le récepteur ne trouve pas ça super quand même. Et même, quand il est ultra chiant comme moi, avec des milliers de critères pénibles comme "ohlala mais qu'est-ce que je vais en faire ça sert à rien" et "ohlala mais c'est pas écolo" et "ohlala mais est-ce que j'ai vraiment besoin de m'encombrer de toutes ces richesses matérielles, moi qui ne songe qu'à élever mon âme en sauvant l'humanité de sa folie consumériste", ça devient vite super lourd, le coup des cadeaux.

 

 

Mais bon.

 

 

Heureusement, je suis une fille pratique et je liste consciencieusement ce qui me manque au fur et à mesure des occasions.

 

Et cette année, l'occasion, elle est vraiment en or: je fête mes vingt-cinq ans le trente et le lendemain hop hop j'ai une nouvelle maison (magique!). La liste des trucs urgents dont j'ai besoin-besoin (oui oui, besoin-besoin comme VRAIMENT BESOIN)(parce que passer la moitié de mon temps à emprunter ça finit par saoûler)(et oui, je m'embourgeoise)(ça doit être le poids des ans) est donc la suivante, prends-note et pourvois, tu seras chou:

 

 


   

 

- des BRAS! Pour porter des cartons, tenir des portes, remplir des bagnoles, orienter par téléphone les copains qui ont oublié de noter l'adresse et en profitent pour raconter leur vie alors qu'on est en train de se faire coller par un flic pour parquage délictueux, là.

 

- des COFFRES! (si possible couplés avec un moteur, sinon ça sert à rien)(c'est pour transporter les cartons et les bras)

 

- des OUTILS! Je trimballe depuis des années une vieille boîte à outils, cassée environ depuis mes sept ans. Elle est toute petite, ça tombe bien elle est presque vide. Mais même pour de la bricole basique, deux tournevis, un couteau ébréché et une agrapheuse murale ça commence à faire court. Pour mon anni, s'il-te-plaît offre-moi une CLE ANGLAISE! (mais une bien, hein!)(j'ai déjà un dénude-fils d'occasion, depuis hier, merci)

 

- des ASTUCES DE DERRIERE LES FAGOTS POUR RENDRE UN VIEUX TERRIER RANCE TOUT PROPRE TOUT NEUF POUR LES SUIVANTS! Quant à moi j'ai découvert récemment les tampons de fer ensavonnés de la Migros (deux francs six sous les dix unités). C'est magique et NON ça ne raie rien du tout. Un bonheur pour nettoyer un four tout cracra.

 

- des RECONFORTS! Les déménagements, ça fait mal partout. Aux muscles, aux mains, à l'agenda. Les massages et les manucures sont vraiment bienvenus. Ainsi que, éventuellement, des vacances.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui parce que c'est pas le tout d'emballer et de déballer. Après il faut encore aménager. Et ça, c'est pas avec ton ridicule petit jour légal de congé (que le patron n'est même pas tenu de rémunérer) que tu vas t'en sortir avec tes dix milles visites chez IKERIO.

 

 

 

La semaine prochaine si tu veux bien nous aborderons ensemble le chapitre de la pharmacopée infusée non-médicamenteuse qui va bien pour passer le cap.

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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 22:22

Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes silences: que je sais bien ce que je ne dis, c'est pour ça que je me tais. 

 

 

Qu'aux chauds-froids je préfère les clairs-obscurs. Au plat la pente. Et les descentes dans l'air noir. 

 

 

De l'encre de l'orage aux dernières lueurs du jour se construisent et s'empilent des mille-feuilles interminables. 

 

 

Sur la gauche, juste avant d'obliquer à droite vers la descalade finale, quelques anciennes maisons bourgeoises jettent à la face du monde leurs métaphores pâtissières. 

 

 

Tandis que dressé sur son auvent, trois mètres de liberté sur trente centimètres de large, un chat roux se fait sentinelle de la rue qui lentement s'enfonce dans la nuit. 

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30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 16:00

En voilà une qui est bien rigolote, tiens.

 

 

 

 

 

 

 

 

Amis des internets partagés,

 

Le savais-tu?

 

 

 

 

Il arrive parfois qu'on soit à la recherche de quelque chose (même si des fois on ne sait pas trop quoi). Et des fois il arrive qu'on la trouve. Youpie!

 

J'espère en tout cas que le contrat qui confirme ce que je crois avoir compris ce matin au téléphone va bel et bien trouver ma boîte aux lettres. Parce que mon anniversaire c'est le trente juin et que ce serait un chouette cadeau que de passer mon anniversaire à construire des meubles.

 

 

Oh.

 

 

Wait.

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 19:00

Il y a des jours comme ça où tout commence mal. Ce matin déjà, pour te dire, j'ai dû me lever plus tôt pour aller me présenter avec les autres chercheurs d'appartement au bureau des poursuites.

 

 

Oui parce que c'est comme pour les chercheurs d'emploi (enfin, les sans-emploi inscrits au chômage, soyons précis)(spécial dédicace qui fait monter le wikio inside), tu te dois d'aller faire pointer régulièrement ton formulaire, sous peine de te faire retirer le droit de perdre ton temps à déposer des dossiers paperasseux pour des objets qui ont de toute façon déjà été attribués avant la publication de l'annonce. 

 

 

Donc à huit heures cinq du matin, tu te retrouves à faire la queue comme une oisive derrière dix autres personnes. Et c'est bête, parce que vraiment tu détestes faire la queue. Surtout quand ça implique de devoir se lever plus tôt. 

 

 

Plus tard dans la journée, dans ton job où personne, pas même ton patron, ne te demande jamais rien (à part quand il faut que quelqu'un se rende compte avec le réparateur que le fax est en panne depuis une semaine à cause d'un... trombone)(sic), on te suggère que quand même tu pourrais proposer un café aux visiteurs. Oui parce qu'avec tes presque six ans d'études universitaires (dont six à travailler à côté) dans une branche qui te coule sur le marché de l'emploi, tout ce qu'on retient de toi, malgré un titre ronflant avec manager dedans, c'est que c'est toi qui ouvres la porte et fais les cafés. Et encore, pas assez bien. Visiblement. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand j'ai pris ce job il y a dix-neuf mois, premier CDI qui se présentait près de quatre ans après l'obtention de mon diplôme, je me suis promis d'y rester au moins deux ans afin de contrebalancer l'image d'instabilité que mon parcours jusque là accidenté donnait. Aujourd'hui, pour la première fois depuis dix-neuf mois, j'ai consulté les offres d'emploi. Processus en marche. 

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